LA CHAPELLE SAINT-VITAL, L'ÉGLISE DE SAINT-VIAUD, LA CRYPTE ET LA GROTTE DE SAINT-VITAL

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Curiosités du patrimoine en pays de Retz : La chapelle et la grotte Saint-Vital, entre légende et histoire

Au village de Saint-Jules, au lieu-dit Croix de Saint-Viaud, à proximité de la borne grise qui matérialise le croisement des communes de Chaumes-en-Retz, Saint-Père, Saint-Viaud et Chauvé, une petite chapelle se dresse.

 

Ce lieu paisible est aussi fréquenté par les randonneurs : un havre de paix, entretenu et préservé qui s’étend sur près de 3000 m². Un jardin verdoyant, de l’ombre, de tables de pique-nique à disposition, c’est un écrin de verdure en pleine campagne.  

La chapelle a été érigée en 1923, par un homme très pieux nommé Jean-Marie Filodeau, en reconnaissance des grâces obtenues par Saint-Vital, ermite irlandais né au VIIe siècle.  La petite bâtisse se trouve sur le passage historique des processions pour la protection des agriculteurs.

La légende de l’eau qui jaillit

Jean Filodeau, petit-neveu du fondateur de cette chapelle et passionné d’histoire, préserve et entretient avec sa femme cet héritage familial de plus d’un siècle.

 

Beaucoup de travaux de rénovation ont ainsi été réalisés à leurs frais ces dernières années : briquettes, toiture, enrobé, aménagement du parc paysager, mais aussi l’intérieur et les statuettes qui ornent la chapelle. Il raconte :

« Mon grand-oncle avait fait le vœu que s’il revenait indemne de la guerre, il construirait cette chapelle à la Croix de Viaud, lieu où il allait prier et se recueillir lorsqu’il était enfant. Je l’ai léguée à mon petit-fils. »

D’après la légende, au VIIsiècle, Saint-Vital (ou Viaud), qui a donné son nom à la commune voisine, aurait fait jaillir de l’eau en plantant sa canne à terre, au niveau de ce qui était alors l’axe principal entre Vue et Saint-Père-en-Retz.

La source est devenue lieu de pèlerinage et de procession, notamment lors de grandes sécheresses. Les processions de plusieurs kilomètres partaient des quatre paroisses voisines, pour implorer la pluie.

On chantait des cantiques à la Vierge, on récitait le chapelet et les prêtres trempaient le pied des croix dans le fameux trou de la fontaine, avec sa croix antique.

La grotte Saint -Vital

Un autre patrimoine, se situant seulement à quelques kilomètres, mérite également d’être découvert : la grotte Saint-Vital, sous l’église. Une église qui domine les environs du Mont Scobrith, le coteau rocheux de la commune sur lequel elle est juchée.

Depuis toujours lieu de pèlerinage, cette grotte est située sur le côté nord de l’église. Également appelée cellule, c’est ici qu’a vécu Vital, l’ancien patron de la paroisse, plus tard canonisé. 

Voulant mener une existence de retraite absolue, il obtint de ses supérieurs, contrairement aux usages monastiques, de se retirer sur le Mont Scobrith, en pays de Retz. Il vécut dans cette caverne dans laquelle il s’était creusé une cellule et un oratoire. Une vie spartiate, faite de piété et de bonnes œuvres, mais qui reste fort peu connue.

La légende dit qu’au VIIIe siècle, Saint-Vital se mit à construire la première église. Alors qu’il charroyait pierres et bois, il eût si chaud, et tout le convoi eût si soif, que ni les bêtes, ni les personnes qui l’accompagnaient ne purent faire un pas de plus. De là vient l’histoire du bâton planté et de l’eau qui en jaillit. 

Redécouverte en 1849

La grotte fut oubliée lors de la Révolution. Le curé Lechat la redécouvrit en 1849. Elle faisait alors sept mètres de long sur deux mètres de large.

Jadis, l’ouverture de la grotte se trouvait dans le jardin du prieuré. On y descendait par un escalier en pierre. L’entrée extérieure de la grotte fut ensuite placée dans la chapelle nord de l’église. 

L’église actuelle fut construite entre 1854 et 1856, dans le style ogival. Sa grande curiosité est cette fameuse entrée du souterrain de Saint-Vital, sorte de trappe ouverte dans le parvis du transept droit : elle donne accès à un escalier tournant, qui descend à une crypte où se trouvent un autel et une statue du Saint.

Sur le côté de ce caveau sinistre, s’ouvre une galerie, bouchée quelques mètres plus loin et qui conduisait autrefois à Paimboeuf.

C’est l’abbé Sort, établi à Saint-Viaud de 1909 à 1915, qui fit ouvrir la crypte sur le flanc nord du Mont Scobrith et aménagea une entrée rendant le souterrain moins lugubre.

Il a érigé aussi, en cet endroit, une version réduite de la grotte de Lourdes et aménagé le terrain de façon à former une petite place et des allées d’accès. Les aménagements ont été restaurés en 2017 par des bénévoles.

Église et grotte sont ouvertes tous les dimanches de l’été de 15 h à 18 h, ainsi que le 15 août. La chapelle est accessible en permanence.

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